Charles Ridoux
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Astrologie mondiale au XXe siècle
 
 

 
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S’il est une branche de l’astrologie qui a connu au XXe siècle un essor considérable et une véritable mutation, c’est bien l’astrologie mondiale. Il nous paraît que l’histoire de cette branche fondamentale du savoir astrologique a oscillé, au cours du dernier siècle, entre deux pôles, marqués l’un par un retentissant échec prévisionnel - celui de la Seconde Guerre mondiale -, l’autre par une réussite spectaculaire - la prévision quarante ans à l’avance du tournant majeur que devrait constituer pour la Russie communiste l’échéance de 1989. L’échec prévisionnel a sanctionné une approche étroite des phénomènes historico-astrologiques, que nous qualifierions volontiers d’astrologie « mécaniste » ; la réussite prévisionnelle a été le fruit d’une refonte en profondeur, du passage à une astrologie que nous dirons « synthétique ». Cette refonte a été l’œuvre d’un homme, André Barbault, que nous nous honorons d’avoir pour maître, mais elle a été pressentie, dès la première moitié du siècle, par certains esprits - et notamment par l’astrologue belge Gustave-Lambert Brahy ; elle a également été prolongée et élargie par les contributions de confrères anglo-saxons, en particulier dans l’ouvrage de Charles Harvey, Nicholas Campion et Michael Baigent intitulé Mundane Astrology, que nous avons eu le privilège de traduire en français, et qui constitue une somme irremplaçable au triple plan historique, théorique et pratique de la mondiale. Aujourd’hui, bien que rares soient de par le monde les praticiens assidus de la mondiale, cette discipline intègre l’apport de diverses techniques - utilisation courante des éphémérides graphiques, astrocartographie, leçons tirées de l’astrologie financière - et elle va même bientôt faire l’objet d’un enseignement complet et structuré (en français et en anglais, et peut-être également en russe) sur Internet. Le développement même de l’astrologie mondiale conduit d’ailleurs à une double réorientation : un déplacement de l’axe de la discipline du champ de la prévision vers celui de la compréhension générale de l’histoire des puissances et des civilisations ; un lien plus étroit, dans la pratique prévisionnelle, avec la géopolitique conçue comme science objective des rapports de force entre puissances. Ce sont là toutes les questions que nous souhaitons aborder dans la première partie de ce séminaire.
 
L'astrologie "mécaniste" et l'échec prévisionnel de la Seconde Guerre mondiale
A la fin du XIXe siècle et encore durant toute la première moitié du XXe siècle règne en astrologie une méthode d’interprétation qui repose sur une sorte de « code rhétorique ». Deux ouvrages, sans doute les meilleurs dans leur genre, peuvent illustrer la démarche de cette interprétation « mécaniste » : le premier est un petit précis de Raphael, paru à Londres en 1910 et intitulé Mundane Astrology avec le sous-titre « ou les effets des planètes et des signes sur les nations et les pays du monde ». L’auteur définit succinctement l’astrologie mondiale comme « cette branche de la Science qui traite de l’influence du zodiaque et des planètes sur les nations, les pays, les cités et les parties de la terre, et comme l’art de prévoir les événements majeurs qui vont s’y passer ». La base de toutes les prévisions est le thème dressé pour l’Ingrès du Soleil en Bélier, puis pour les Ingrès en Cancer, Balance et Capricorne. Viennent ensuite les Lunaisons (NL et PL), les éclipses, enfin - mais en dernier lieu seulement - les conjonctions et oppositions entre les planètes majeures (de MA à NE). Ce qui apparaît comme déterminant, dans l’approche de Raphael, ce sont les positions des planètes dans les Maisons, toute l’interprétation (des chapitres 8 à 19) reposant sur cette base. Sur 80 pages que comporte l’ouvrage, les conjonctions planétaires (de MA à NE) n’ont droit qu’à deux pages, qui traitent essentiellement de la « Grande Mutation » (c'est-à-dire les premières conjonctions JU-SA qui se produisent dans une nouvelle triplicité, comme celle de 1842 en Capricorne, inaugurant un cycle de Terre qui s’achèvera avec la conjonction du 28 mai 2000 à 22°43 Taureau). Le livre s’achève sur quelques appendices consacrés aux séismes, aux comètes, aux parties du monde affectées par les signes du zodiaque. En dépit de son schématisme, ce livre peut être utilisé pour apprendre la lecture de thèmes nationaux en mondiale, en indiquant la signification de la position des diverses planètes dans les Maisons.
En français, le meilleur représentant de cette approche « mécaniste » est le Traité pratique d’astrologie mondiale d’Horricks et Michaux, paru à Bruxelles en 1941, et qui combine une partie théorique qui demeure pleinement « mécaniste » avec une prise en compte audacieuse pour l’époque - et sans doute marquée par l’influence de Gustave-Lambert Brahy - des cycles planétaires. A la différence de Raphael qui situait le foyer de son interprétation dans l’examen des Maisons, Horricks et Michaux prennent surtout en considération les aspects formés par les planètes et les positions des planètes, de l’AS et du MC dans les signes du zodiaque ; la part faite aux Maisons est réduite. Dans une seconde partie de l’ouvrage, qualifiée de « pratique », les auteurs présentent d’abord le thème de la conjonction SA-JU de 1842 (mais sans la qualifier de « Grande Mutation » et en l’utilisant simplement comme exemple pratique pour le calcul des aspects d’un thème). Puis ils donnent, en 14 points, leur méthode de travail pour l’étude d’un pays déterminé : ici, leur démarche repose essentiellement sur la prise en compte des grandes conjonctions (de JU à PL) dressées pour la capitale du pays et interprétées en fonction de leur position en Maisons. Ensuite seulement (à partir du point 10) viennent les classiques Ingrès et les Lunaisons. Les auteurs renoncent explicitement à l’examen des thèmes de personnalités. Dans le cadre d’une approche qui demeure foncièrement rhétorique et mécaniste, nous mesurons cependant la progression remarquable dans la prise en compte des cycles planétaires par les auteurs. Ils donnent, p. 190, ce qu’ils appellent le « thème évolutif de l’humanité de 1940 à 1952 », qui a le mérite de situer sur le zodiaque la position des dernières grandes conjonctions des dix cycles planétaires, en pointant celles qui se présentent à l’horizon, et en épinglant quelques positions d’étoiles fixes. Des éphémérides graphiques des planètes lentes de 1850 à 2001 permettent de distinguer les trajectoires des planètes lentes dans les signes et de relever les zones où elles se recoupent par conjonction, ce qui permettait déjà, à cette époque, de prendre conscience de l’importance qu’allaient prendre les années 1980-1990, autour de la triple conjonction SA-UR-NE en Capricorne. Un diagramme des civilisations, couvrant la période de 2600 av. J.-C. à 2400 ap. J.-C., reposant sur les Eres précessionnelles (fin du Taureau, Bélier, Poissons), semble beaucoup plus contestable et fort imprégné de l’idéologie progressiste propre aux auteurs, qui voient l’aboutissement de l’histoire dans une hypothétique solidarité universelle dont 1789 marquerait le début.
 
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Les limites de cette astrologie rhétorique et mécaniste au regard de la réalité historique apparaissent cruellement dans les échecs prévisionnels relatifs à cet événement majeur que fut la Seconde Guerre mondiale. Dans son ouvrage intitulé L’Avenir du monde selon l’astrologie (Ed. du Félin, 1993), André Barbault a consacré un chapitre à ceux qu’il nomme sans trop d’aménité « les feuilletonistes de l’astrologie ». André Barbault s’en prend notamment à Alexandre Volguine, le prestigieux directeur des Cahiers astrologiques, qui, trompé par le trigone UR-NE, prétend dans le n° 11 des Cahiers astrologiques (septembre-octobre 1939 !) que « la guerre mondiale n’est pas inscrite dans le ciel de l’Europe ». Volguine récidive dans le n° 13-14 (janvier-avril 1940), écrivant : « On ne peut établir aucune comparaison entre la Grande Guerre et la nouvelle. La dernière a duré plus de quatre années, la prochaine sera très courte. » Barbault rappelle encore « l’aventurisme fracassant et décapeur » de Léon Lasson, qui annonçait la « mort de la République française pour les derniers jours de mars 1938. Dans son ouvrage auto-édité en 1938, Les Evénements de la vie d’après le thème astrologique individuel : l’avenir des dictateurs, Léon Lasson écrivait :
 
Comme il semble bien que c’est dans les années prochaines (1939-1940-1941) que doit intervenir une reconstitution pacifique de l’Europe, qui nous permettra enfin de « respirer », il nous faut bien, bon gré mal gré, nous faire à cette idée que Adolf Hitler est appelé par son destin à être un des artisans de cette reconstruction.
 
Et la même année 1938, Léon Lasson publiait aux Editions Demain un ouvrage intitulé : Astrologie mondiale : Quinze ans de paix sur l’Europe. Les échecs sont faciles à repérer, mais les réussites peuvent également être trompeuses et « monter au cerveau » de l’astrologue démuni de méthode sûre et négligeant toute prudence. André Barbault cite le cas de Maurice Privat, journaliste brillant et cultivé, qui se fait une réputation d’astrologue et se lance dans la prévision dans la revue Le Grand Nostradamus dont il est le directeur. Privat commence par un coup de maître, puisqu’il annonce le 27 décembre 1933 la mort soudaine du roi des Belges qui eut lieu effectivement le 17 février 1934, lorsque Albert Ier se tua accidentellement. Privat se fit dès lors une spécialité de pronostics particulièrement pointus, du genre : « Le 19 avril 1934, à 6h37 du matin, séisme sur la côte ouest du continent » ! Privat publia ensuite aux Editions Médicis une série de quatre livres sur les années 1937, 1938, 1939 et 1940. Là encore, il marqua un grand coup, puisqu’il pointait avec insistance sur la date du 10 mars 1938, annonçant : « Hitler donne le 10 mars un grand coup de poing sur la table de l’Europe » : or, le 12 mars, l’Allemagne procédait à l’Anschluss avec l’Autriche. Mais Privat se trompait complètement pour les années suivantes, annonçant, par exemple, pour 1940 une « année de grandeur française ».
Même le grand maître belge Gustave-Lambert Brahy, qui fonda en 1926 à Bruxelles un institut astrologique et créa la revue Demain, ne vit pas venir la guerre. Même s’il annonce - en décembre 1939 - l’année 1940 comme une « année noire », il ne perçoit ni le cap du 9 avril avec l’intervention allemande en Norvège et au Danemark, ni le tournant majeur de la grande offensive allemande du 10 mai, qu’André Barbault juge pourtant prévisibles.
 
Le 9 avril 1940 : Conjonction SO-JU (à 19°-21° Bélier) au semi-carré de VE-MA (à 5° Gémeaux). REM. NN à 19° Balance, soit NN=SO/JU.
Le 10 mai 1940 : Conjonction SO-UR (à 19°-21° Taureau - sur l’AS du IIIe Reich) au semi-carré de VE (à 2°56 Cancer). En outre : MA=SO/PL
 
Nous avons cru déceler l’influence de Brahy sur l’ouvrage d’Horricks et Michaux. Plusieurs années déjà auparavant, Brahy avait présente, en 1932, au 56ème Congrès de l’association française pour l’avancement des sciences, une thèse sur les corrélations qui existent entre les rythmes solaires et planétaires et les phénomènes économiques, thèse qui allait aboutir au gros ouvrage intitulé Fluctuations boursières et influences cosmiques. En février 1934, dans la préface de la première édition, l’auteur situait ainsi sa recherche :
 
L’ancienne astrologie, avec son fouillis d’aphorismes quelquefois obscurs et souvent contradictoires, est une chose ; et c’est une chose toute différente que les études modernes sur les influences planétaires et astrales, dont je présente ici une application absolument scientifique. Il y a entre ces deux aspects d’une même question la même différence qu’entre l’art empirique du rebouteux et la médecine universitaire de nos jours.
 
Il convient de relever en premier lieu que l’œuvre de Brahy vise, dans la pratique, à établir un « système de placement pratique et contrôlable » : cela relève de ce qu’on appelle l’astrologie financière, qui est aujourd’hui un des secteurs de pointe du développement de l’astrologie, mais qui, à l’époque de Brahy, avait déjà obtenu d’importants résultats, surtout aux Etats-Unis avec W.D. Gann, né en 1878, au Texas. Une personnalité fascinante et un caractère complexe. Gann était un astrologue passionné et l'on dit qu'au-dessus de son bureau étaient suspendus les thèmes de la Bourse de New York, des Etats-Unis et de la conjonction de la Grande Mutation de 1842, qui, pour de nombreux historiens et astrologues, est liée au développement du capitalisme à l'âge moderne. Il prédit avec précision l'éclatement de la guerre en 1914 et la panique qui s'ensuivit sur les marchés, ainsi que l'armistice en 1918 et l'abdication du Kaiser. Il prévit aussi la suite de booms et de paniques des années 1920 et il fut le seul prévisionniste financier de renom à annoncer à l'avance le krach de Wall Street de 1929, étant le premier à utiliser la formule de « Vendredi Noir ».
Cependant, il existe entre l’approche de Brahy et celle des praticiens actuels de l’astrologie financière une différence majeure dans l’appréhension de l’astrologie : pour Brahy, qui se situe dans la mouvance d’un Paul Choisnard et du positivisme de la fin du XIXe s., l’influence exercée par les astres est d’ordre physique, magnétique :
 
L’être humain et le globe terrestre [sont] baignés dans un océan d’ondes invisibles, mais extraordinairement puissantes.
 
Tandis que pour un Graham Bates, par exemple, l’un des meilleurs représentants actuels de l’astrologie financière, la relation entre les astres et la Terre est de l’ordre du symbolique :
 
Aucun astrologue moderne ne croit que les corps célestes sont directement responsables des événements qui se passent sur Terre, mais plutôt qu'il existe une relation d'analogie : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ». (...) L'astrologie financière n'est en aucune manière une activité occulte.[1]
 
Le point de départ de l’ouvrage de Brahy est donc l’étude du magnétisme solaire. Brahy constate que :
 
Les révolutions, les guerres, les grands bouleversements mondiaux, les mouvements de masses coïncident avec les maxima d’intensité solaire. 1939, notamment, était une année d’intensité maximum ; tout comme l’avaient été 1914, et auparavant 1870 ! Un nouveau maximum s’inscrivait peu avant 1960 ; un autre peut être attendu vers 1968-1969.
 
Brahy traite ensuite des cycles planétaires, de JU à NE, en y ajoutant la prise en compte des conjonctions MA-JU, considérées comme un catalyseur. Le chapitre VIII est particulièrement intéressant, car Brahy y donne son explication de la grande crise de 1928-1932 à partir des cycles planétaires. Les chapitres X et suivants sont plus classiques, puisque Brahy donne là des indications sur la signification des planètes au point de vue de la mondiale, puis l’étude des aspects planétaires (de PL à JU, puis la combinaison avec les rapides, MA, VE, ME). On peut recommander au passage la lecture du chapitre XIII qui présente une réussite remarquable, la prévision du « boom Hoover », une hausse sensationnelle et totalement inattendue qui se produisit fin juin-début juillet 1931 et qui avait été signalée de façon précise et détaillée par Brahy dans ses Bulletins financiers de l’Institut de Recherches Astrodynamiques dès la fin mai 1931. Les chapitres XIV et XV étudient le phénomène de la transmission d’aspects entre les lentes par le SO et par la LU.
Le chapitre XVII introduit la notion, fondamentale chez Brahy, des parallèles de déclinaison que Brahy définit de la manière suivante :
 
Le parallèle est un aspect spécial qui existe entre deux planètes lorsqu’elles ont toutes deux approximativement la même déclinaison, c'est-à-dire lorsqu’elles sont l’une et l’autre à la même distance de l’équateur. L’orbe de cet aspect varie de 1° pour les planètes rapides comme Mercure, Vénus et Mars, à 2° pour les planètes plus lentes. L’aspect de parallèle peut se produire entre deux planètes ayant même déclinaison (nord ou sud), ou quand l’une d’elles se trouve en déclinaison nord et l’autre en déclinaison sud. (...) L’aspect de parallèle entre deux planètes qui auraient même longitude à ce moment a pour effet de rendre absolument parfaite la conjonction existant ainsi entre ces deux planètes.
 
Brahy étudie ensuite le jeu des parallèles au cours de la Seconde Guerre mondiale.
 
La planète la moins élevée en déclinaison tend à « rattraper » celle qui se trouve la plus élevée par rapport à elle, puis à la dépasser, puis encore à redescendre en dessous d'elle. C'est la planète la plus élevée en déclinaison qui impose son influence à la planète la plus basse.
Examen des courbes de Saturne et d'Uranus au cours de la Seconde Guerre mondiale : un duel de forces opposées, entre le nazisme, représenté par Uranus, et la démocratie conservatrice, représentée par Saturne. Uranus dominait Saturne jusque vers la fin 1942 ; jusqu'alors, l'Axe connut des victoires impressionnantes. Or, dès 1943, nous voyons Saturne couper la trajectoire d'Uranus et surclasser cette dernière, et ce retournement d'influences correspond avec le commencement d'une série de succès pour les Occidentaux. Vers la fin 1944, Saturne se trouve passagèrement dominé de nouveau par Uranus ; c'est précisément vers cette époque que l'offensive von Rundstedt fut sur le point d'enfoncer le front allié et de remettre en question tout le sort de la guerre.
 
Dans les chapitres suivants, Brahy revient à une interprétation plus classique, traitant des positions des planètes en signes et en maisons, ainsi que des thèmes périodiques (lunaisons, éclipses, ingrès, entrée des planètes dans les signes, passage d’une planète en déclinaison Nord). Les thèmes des grandes conjonctions n’apparaissent plus ici que comme un élément parmi d’autres, sans être valorisé. On voit par là que Brahy, comme Horricks et Michaux - mais dans une bien moindre mesure qu’eux, me semble-t-il - demeure partagé entre une approche mécaniste et une approche synthétique, fondée sur les cycles planétaires.
 
André Barbault raconte comment lui-même, ainsi que son frère Armand Barbault, qui dirigeait depuis 1938 un journal mensuel intitulé L’Avenir du monde, avaient superbement raté la prévision de la guerre, pronostiquant, en mai 1939 : « La guerre n’aura pas lieu » ! Lisons cette page, tirée du chapitre 3 de L’Avenir du monde selon l’astrologie :
 
Comme lui, je m’étais plongé à fond dans un copieux dossier de thèmes divers, fouillés dans tous les sens : ingrès, lunaisons, conjonctions planétaires ; institutions du IIIe Reich, de la IIIe République, de la monarchie britannique, SDN, etc. ; sans oublier - Hitler en tête - les personnages de la scène politique avec leurs révolutions solaires, leurs directions, leurs transits... Pour en sortir avec une conviction bien ancrée : nous aurions la paix et non la guerre.
 
La reconstruction des frères Barbault s’est fondée sur le principe cyclique, dont Armand Barbault avait montré l’importance, dans une série d’articles publiés de mi-1938 à mi-1939 sous le titre « Le thème du XXe s. », et où il posait clairement la notion de cycle planétaire. Armand Barbault avait ainsi eut la préfiguration du pacte germano-soviétique qui domina l’histoire européenne de l’été 1939 au printemps 1941. Parmi les rares esprits à avoir vu clair à cette époque, André Barbault cite C. Kerneiz, auteur d’un article intitulé « Que sera l’année nouvelle 1939 », paru dans le numéro du 2 déc. 1938 du Journal de la femme. L’article était illustré par deux parades militaires de la Wehrmacht et de l’Armée Rouge et l’auteur évoquait le trigone Uranus-Neptune à partir de juillet 1939, qui allait présider à la fusion des idéologies fasciste et bolchévique, différentes par leur forme et semblables par le fond.
Pour André Barbault, la conclusion à tirer de ces malheureuses expériences relatives à l’échec de l’astrologie face à la prévision de la Seconde Guerre mondiale s’impose :
 
Dans le registre des procédés techniques utilisés en mondiale, c’est la pratique des cycles planétaires qui est la plus assurée.
 
Et, par la suite, dans ses nombreux articles de L’Astrologue, André Barbault écartera toute référence aux signes, aux ingrès, aux lunaisons, aux éclipses, s’accrochant aux seuls cycles planétaires.
 
L'astrologie "synthétique" et la réussite prévisionnelle de l'échéance de 1989 pour la Russie communiste
La réussite prévisionnelle pour ce qui fut la grande échéance historique de la fin du XXe siècle, l’effondrement du communisme en Russie, témoigne avec éclat de la validité de l’approche cyclique des phénomènes historiques. André Barbault a raconté par le menu l’historique de sa réussite prévisionnelle relative à l’Union Soviétique, prévision fondée essentiellement sur l’étude du cycle SA-NE, avec ses trois grandes scansions de 1917, 1953 et 1989.[2]
 
L’échéance de 1989 avait été mentionnée pour la première fois en 1955, dans un ouvrage intitulé Défense et illustration de l’astrologie, paru chez Grasset. Barbault était alors encouragé à miser sur le cycle SA-NE du fait de la disparition de Staline au moment de la conjonction de 1953, dont il avait annoncé les effets probables dans un article de l’Yonne républicaine datant du 1er janv. 1953 :
 
Du fait que le parti communiste russe est né sous la conjonction de 1881 et qu'il a pris le pouvoir à celle de 1917, on doit penser que l'année 1953 sera capitale pour l'URSS. En fait, le régime soviétique se trouve à une fin de cycle en même temps qu'à un renouveau de cycle. En tant que fin de cycle, on peut s'attendre à un remaniement intérieur, peut-être à une relève des hommes d'Etat au Kremlin. En tant que renouveau de cycle, il faut prévoir un rebondissement de la cause communiste dans le monde ou tout au moins de la cause révolutionnaire. La politique soviétique trouvera des échos dans des nations qui, jusque-là, lui étaient hostiles ou indifférentes...
 
C’est la logique cyclique qui est au fondement de cette prévision, ce qui n’empêche pas Barbault de se référer aux transits sur le thème fondateur de la Russie communiste, puisque Barbault reproche à Brahy d’avoir omis le transit de PL sur la conjonction SO-ME (à 15°-17° Scorpion) du thème du 8 nov. 1917 (Avenir du monde, p. 77). 
Si Barbault fut le premier à signaler l’importance de 1989 pour le destin de la Russie communiste, il ne fut pas le seul : l’un des auteurs de Mundane Astrology, Michael Baigent, avait lui aussi formulé des prévisions remarquables dès1980, mais sur la base des transits sur le SO de la Russie communiste :
 
Saturne transite d'abord ce point de février 1925 à août 1926. C'était la période suivant immédiatement la mort de Lénine, débouchant sur une lutte interne pour le pouvoir entre Staline et Trotsky. Le second transit, de novembre 1954 à octobre 1955, fut la période suivant immédiatement la mort de Staline. A nouveau, il y eut une lutte pour le pouvoir entre Khrouchtchev et Malenkov. Le prochain transit se produira en 1984 - nous pouvons nous attendre à quelque chose d'équivalent !
A mon avis, le transit le plus important aura lieu de janvier 1989 à novembre 1991, lorsque Pluton transitera le Soleil natal. Dans le même temps, Saturne sera conjoint à Uranus, et Neptune opposé au Pluton natal à 10° d'orbe [PL natal à 5° Cancer]. Le Transit de Pluton pourrait suggérer quelque restructuration fondamentale de la nation, entraînant peut-être l'émergence d'un mouvement de résistance (Pluton) ou d'une alternative de pouvoir cachée. Les trois autres planètes étant opposées au Pluton natal indiquent aussi une mutation dans la nation, mais touchant spécialement l'autorité et le style de gouvernement.
 
Il est possible que cette période annonce une sorte de révolution en Russie qui restructurerait le pays de façon dramatique. Etant donné l'activation du carré en T [SO-SA-UR] , il pourrait se faire que la structure du pouvoir autoritaire central se désintègre, le pays retournant aux nombreux Etats autonomes qui existaient auparavant.[3]
 
Rappelant cette prévision dans la préface de la seconde édition de leur ouvrage, les auteurs de Mundane Astrology la commentent ainsi, au vu des résultats :
 
On notera que cette prévision annonçait avec succès à la fois la lutte pour le pouvoir qui eut lieu en 1983-1985 entre la mort de Brejnev et l'avènement de Gorbatchev et la quasi guerre civile qui éclata en 1990 lorsque chaque république soviétique particulière, la Russie incluse, proclama soit son indépendance, soit sa souveraineté à l'intérieur de l'Union Soviétique. Dans toutes les élections libres, les hiérarchies communistes existantes furent battues de façon décisive. A la suite du coup d'Etat manqué du 19 août 1991, l'ancienne URSS cessa d'exister.
 
Deux ouvrages d’André Barbault nous semblent particulièrement importants pour la refonte sur des bases solides de toute l’astrologie mondiale : une étude pratique - la Crise de 1965 - et une étude théorique qui constitue l’œuvre maîtresse de cet auteur dans le domaine de la mondiale, Les Astres et l’Histoire, qui viennent d’être réédités en ce printemps 2002.
Dans Le Crise de 1965, après quelques considérations générales sur l’art de la prévision, André Barbault expose d’abord la logique cyclique dans son mouvement d’inspir-expir :
 
Ce qui naît ou se crée à la conjonction, passe par des difficultés au semi-carré, entre dans une phase de réalisation et de concrétisation au sextil, se transforme dans une crise au carré, s’épanouit et triomphe au trigone, se divise, combat ou est combattu à l’opposition... pour suivre un processus semblable mais inverse sur l’autre versant, la première phase étant plutôt anabolique, et la seconde plutôt catabolique.
Si on observe six conjonctions de 1802 à 1809 (l’épopée napoléonienne) et si l’on en observe quatre autour de la guerre de Crimée et trois dans les années des deux guerres de l’unité allemande, on remarque, par contre, qu’il y a également un groupe de trois conjonctions entre 1830 et 1833, un autre, plus étalé, de sept facteurs entre 1843 et 1852 (les deux grandes révolutions européennes de 1830 et 1848), ainsi qu’un groupement de six conjonctions entre 1881 et 1886, années de la Triple-Alliance, de l’essor industriel, de l’expansion coloniale et de la cristallisation socialiste...
 
    • Trois conjonctions majeures : UR-NE en 1821, UR-PL en 1851 et NE-PL en 1891.
    • 1842 : conjonction JU-SA de la Grande Mutation (la première en signes de Terre).
    • Trois conjonctions dans SA avec chacune des super-lentes (UR-NE-PL).
    • Puissante concentration de 1851 : triplice SA-UR-PL (cf. 1965 : opposition de SA à UR-PL).
 
Le foyer de la crise de 1965 est constitué par la conjonction UR-PL, qui se réalise tous les 110-120 ans (la précédente ayant eu lieu en 1850-1851), suivie des conjonctions de JU-PL (1968), JU-UR (1968-1969) et JU-NE (1971). Ce relais jupitérien permet de localiser durant les années 1968-1969 le « centre d’influence » de cette grande rencontre UR-PL.
De même que le relais jupitérien sur NE et UR de janv. et fév. 1997 situe sur cette année le « centre d’influence » de la conjonction UR-NE de 1993. C’est ce qu’on pourrait appeler la « mouvance » des cycles.
 
La configuration de 1965 s’aggrave du fait de l’opposition de SA à UR-PL en 1965, d’où la caractérisation que Barbault propose de cette crise :
 
La période générale de 1964 à 1971 se présente, astralement, comme une nouvelle étape critique et importante de l’histoire mondiale. Cette crise tend à surgir autour de l’année 1965, en se présentant alors comme le commencement d’un processus radicalement transformateur de notre société, dont le plein des effets se localiserait autour des années 1968 et 1969, pour aboutir à ses derniers dénouements autour de 1971.
 
    • 1965 : Opposition SA-KR à UR-PL.                          
    • Relais harmonique par NE et relais dissonant par JU.
    • 2010 : Carré UR-PL
    • Relais dissonant par l’opposition JU-SA
 
Traitant du sextil involutif UR-NE Barbault rappelle le précédent de l’accord entre la Russie soviétique et l’Allemagne nazie durant la phase du trigone, et il décèle pour 1965 la probabilité d’un accord tacite entre les Etats-Unis et l’URSS - prévoyant ainsi ce qui allait devenir la « coexistence pacifique » :
 
Dans la mesure où ces deux planètes représentent réellement les deux pôles de notre société, Uranus le capitalisme américain et Neptune le communisme soviétique, et où ces deux planètes forment entre elles la phase harmonique, associative et coopérative du sextil, il est inconcevable d’envisager une guerre mondiale telle qu’on la conçoit maintenant, c'est-à-dire mettant aux prises les deux Grands : Russes et Américains ! Il faut au contraire prévoir un temps de détente et même d’entente entre les deux grands adversaires !
 
Barbault écarte également la perspective d’une guerre entre la Russie communiste et la Chine :
 
Si la Russie soviétique évolue sur les rythmes du cycle Saturne-Neptune, tandis que la Chine nouvelle suit les phases du cycle Saturne-Pluton, le sextil Neptune-Pluton empêche absolument de concevoir une guerre entre les deux Grands du communisme. Si une lutte totale devait s’engager un jour entre Moscou et Pékin, seul le carré Neptune-Pluton pourrait en autoriser la prévision, et cet aspect ne se produira qu’au cours du siècle suivant...
  • Carré NE-PL de 2061 à 2064, sur une zone allant de 23° à 27° Gémeaux-Poissons. En juillet 2061, SA-NE-90-PL au double sesqui-carré d’UR (à 8° Scorpion).
 
Mais si Barbault récuse, pour 1965, la perspective d’une nouvelle guerre mondiale, il note qu’il faut prévoir l’apparition de plusieurs foyers d’incendie sur la planète, sinon d’un foyer important, encore que localisé. C’était là l’annonce de la seconde guerre du Vietnam, qui allait confronter, par forces interposées, la Chine et les Etats-Unis :
 
Tend à s’accumuler la contradiction entre une situation particulière caractérisée par l’approfondissement de la détente entre Washington et Moscou, et une situation générale qui aggrave l’état de tension entre Washington et Pékin. Cette contradiction s’inscrit dans un rapport de forces qui conduira, d’un côté, aux compromis diplomatiques, c'est-à-dire aux mesures tactiques permettant d’endiguer les risques de guerre entre les deux Grands, et de l’autre, à l’affrontement d’arrière-plan, sinon en partie directe, des deux pays des bords du Pacifique, sur le terrain de diverses guerres nationalistes et révolutionnaires.
 
Ayant ainsi fixé, par la position des lentes, le tableau de la période, Barbault étudie, avec les rapides, les temps de détente (conjonctions du SO avec JU ou VE) et les temps de tension (conjonctions SO-MA).
Barbault passe ensuite à l’examen de la pièce maîtresse de cette configuration, la conjonction UR-PL de 1965 qui « inaugure l’ère de l’astronautique ». Ici encore, l’astrologue signe une magnifique réussite prévisionnelle :
 
Il semble que ce soit surtout lorsque Jupiter rencontrera Uranus et Pluton dans une triple conjonction que nous entrerons vraiment et pleinement dans l’ère de cette grande aventure cosmique ; ces rencontres astrales auront lieu en 1968 et 1969. A quand le premier débarquement humain dans la Lune ?
 
Et dans la foulée, Barbault pointait sur le futur sextil ascendant UR-PL des années 1990, qui devait correspondre à « l’étape des premières grandes réalisations de cette ère » : si le premier pas de l’homme sur la Lune s’est produit le 20 juillet 1969, l’exploration de Mars a effectivement commencé en 1997, sous le sextile UR-PL (et avec PL à 5° Sagittaire, le degré de l’aéronautique). Barbault élargissait la signification de la conjonction UR-PL au domaine scientifique :
 
Parallèlement à la conquête de l’espace, il faut s’attendre à un nouveau bond géant dans l’ordre des découvertes de la science, des réalisations de la technique et de la refonte de la connaissance.
 
Si André Barbault songeait alors surtout à « la domestication de l’énergie nucléaire et à son utilisation généralisée dans le domaine industriel », il nous semble que l’élément majeur de cette époque a été la révolution informatique, qui se généralise avec la micro-informatique et Internet au moment du sextile des années 1995-1998. Pour autant, Barbault ne cédait pas à un enthousiasme naïf, évoquant le revers de la médaille :
 
Tendent à prédominer le goût du profit, l’abaissement de la morale, le discrédit des valeurs et de l’authentique, le cynisme, l’avilissement de l’instinct. (...) Risque sérieux d’une recrudescence des maladies relevant de la psychanalyse, et surtout de la psychiatrie : névroses et psychoses principalement. Cela ira de pair avec un regain du pôle opposé des perversions et en particulier du gangstérisme et des diverses formes d’asocialité.
 
Dans le cadre de la logique cyclique d’ensemble, Barbault situait cette conjonction UR-PL de 1965 dans la continuité avec la conjonction NE-PL de 1891 et dans la perspective de la future conjonction UR-NE de 1993, et il voit enfin dans cette configuration « le point de plus haute tension de déclin de l’Occident », l’Europe étant réduite à la portion congrue d’un « petit cap du continent asiatique » et perdant sa suprématie mondiale. Là encore, on voit que la période 1989-1997 a réalisé ce qui se dessinait dès 1965-1971.
Le cycle SA-PL est rapporté à la Chine ; Barbault présente l’opposition de 1965 comme une phase de tension extrême pour ce pays :
 
La Chine tend à se présenter dans une situation de tension au degré extrême. Elle prend le chemin d’une mobilisation générale, en vue de faire prévaloir sa stratégie de la révolution mondiale. (...) On pourrait assister, par exemple, à un fractionnement du Parti communiste chinois dans une situation chauffée à blanc, arrivée à son point de tension extrême. Ce serait alors le conflit intérieur donnant naissance à un mouvement d’opposition à la ligne fixée par Mao Tsé-toung, opposition appelée à grandir tout au long de la phase descendante du cycle et destinée à triompher à la conjonction de 1983.
 
C’est à la fois l’annonce de ce qui deviendra la « révolution culturelle » - qui causa un million de morts, envoya cinq millions de personnes dans des camps de concentration et ruina définitivement la culture traditionnelle chinoise - et le retournement de situation qui, autour de la conjonction de 1982, vit la condamnation du maoïsme et la victoire de Deng Hsiao-Ping.
 
Si La crise mondiale de 1965 est l’analyse d’une configuration mondiale conjoncturelle sur la base des cycles planétaires qui y sont engagés, Les Astres et l’histoire constitue un balayage sur une longue durée, puisqu’il englobe toute l’histoire des XIXe s. et XXe s. La théorie cyclique d’André Barbault est exposée ici dans toute son ampleur. Le cycle planétaire est présenté d’emblée comme l’unité rythmique qui scande les mouvements de l’histoire.
Nous ne pouvons présenter ici en détail ni ce livre, ni les suivants consacrés à la mondiale, à quoi il faudrait ajouter les innombrables notices de mondiales publiées dans la revue L’Astrologue ainsi que des études substantielles dans cette même revue qui constitue, depuis son lancement en 1968, une véritable mine pour le chercheur.
Ouvrages d'André Barbault consacrés à l'astrologie mondiale :
 
BARBAULT André, 1964 et la crise mondiale de 1965, Paris, Albin Michel, 1963.
BARBAULT André, Les Astres et l’Histoire, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1967.
BARBAULT André, Le Pronostic expérimental en astrologie, Paris, Payot, 1973.
BARBAULT André, L’Astrologie mondiale, La prévision historique par la connaissance des rythmes du cosmos, Paris, Fayard, 1979.
BARBAULT André, L’Avenir du monde selon l’astrologie, Paris, Ed. du Félin, 1993.
BARBAULT André, Astres royaux. Horoscopes des têtes couronnées, Éditions du Rocher, 1995.
BARBAULT André, Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire, Paris, Dangles, 1998.
 
 
La synthèse de Mundane Astrology
Après Les Astres et l’Histoire d’André Barbault, paru en 1967, il faut attendre la publication par nos trois confrères britanniques - le regretté Charles Harvey, Nicholas Campion et Michael Baigent - de Mundane Astrology, dont la première édition date de 1984 et qui a été traduite en français en 1995, pour disposer d’une véritable somme encyclopédique de cette discipline. L’ouvrage se présente comme un triptyque, avec une première partie consacrée à l’histoire de l’astrologie depuis la plus haute Antiquité jusqu’à nos jours, puis une partie théorique fondée sur les cycles planétaires et se référant explicitement à l’œuvre d’André Barbault, enfin d’une troisième partie pratique, consacrée à une étude fouillée de la Seconde Guerre mondiale. Dans l’introduction que nous avons rédigée à l’occasion de la traduction de cet ouvrage en français, nous relevons les caractéristiques suivantes :
 
Aujourd'hui, surtout après le succès des prévisions relatives à la fin du communisme en Russie avec la conjonction Saturne-Neptune de 1989, l'approche de l'astrologie mondiale par le biais des cycles planétaires est bien ancrée et l'exploration du XXI° siècle commence déjà à être jalonnée par l'étude des grandes concentrations planétaires à venir : 2010, 2020, 2026, 2061, 2080... Mais cette approche, pour solide qu'elle soit, demeure encore bien schématique, et c'est peut-être en ce sens que l'Astrologie mondiale ici présentée pourra faire avancer les choses.
Dans la méthode dont ils exposent la théorie et qu'ils illustrent en même temps par la pratique, les auteurs mettent l'accent sur la hiérarchie des cycles qui régissent les événements mondiaux et, par conséquent, sur la hiérarchie des outils dont dispose l'astrologue praticien pour établir ses prévisions. Cette notion est essentielle pour permettre une juste intégration des méthodes les plus anciennes, telles que la prise en considération des ingrès et des lunaisons, qui ne permettent d'affiner un pronostic valable que dans le cadre plus large de l'étude des cycles des planètes lentes. Le lecteur suivra sans doute avec passion - et parfois avec quelque difficulté, étant donné la complexité des configurations prises en compte - les exemples développés sur l'assassinat de John F. Kennedy ou sur les développements de l'aéronautique. Ici, l'art et la science s'épaulent avec bonheur pour mettre en évidence l'éblouissante harmonie céleste qui gouverne les événements terrestres. On sent que s'exerce ici en profondeur l'influence de celui qui fut le maître de Charles Harvey, John Addey, auteur de Harmonics in Astrology (1976), qui développe une conception néo-platonicienne selon laquelle les corps célestes constituent comme un relais entre les idées divines et la manifestation de ces idées dans le cosmos.
Cette notion d'harmonie ressort avec éclat des exemples fournis par les auteurs ; mais eux-mêmes reconnaissent qu'il est plus facile de l'appréhender lorsque l'on examine des événements passés que lorsque l'on essaie d'avancer une prévision pour l'avenir. Si les harmoniques permettent de saisir dans leur profondeur la signification des événements passés, sont-elles à même d'apporter la même clarté pour jalonner les chemins du futur ? On pressent combien le doigté du praticien est nécessaire pour éviter l'enlisement dans une masse effervescente de relations entre une multiplicité de thèmes divers qui concourent tous, à un degré ou à un autre, à l'élaboration d'une ample symphonie. Cette orchestration se déploie majestueusement, dans la troisième partie de l'ouvrage, à propos de l'étude de la Seconde Guerre mondiale, présentée comme une "astrologie de la guerre et de la paix". Cette illustration de la méthode, à partir des éclairages variés fournis par chacun des trois auteurs, met notamment en lumière, à propos des thèmes de l'Allemagne de 1871 et de 1933 et de celui de Hitler, la redoutable alchimie qui lie le destin d'un peuple à celui d'un individu qui en incarne les pulsions profondes à un moment donné de son histoire. La marche vers la guerre est étudiée essentiellement à partir des relations conflictuelles germano-polonaises et fait apparaître combien les destins de ces deux nations sont étroitement liés et peuvent se lire clairement au travers de leurs thèmes respectifs. Il y a dans ce copieux chapitre l'ébauche d'un passionnant ouvrage sur la Seconde Guerre mondiale, dont les auteurs nous annoncent le projet mais qui, jusqu'à présent, reste encore inachevé.[4]
 
Si l’on peut regretter dans cet ouvrage une certaine absence de mise en perspective par les auteurs de la validité des nombreuses techniques présentées, la contrepartie en est le sens des nuances et une largesse d’esprit fort appréciable qui permet l’intégration d’apports divers, tels que la pratique courante des mi-points et des éphémérides graphiques, héritage de l’école allemande de Reinhold Ebertin à laquelle se réfère fréquemment Charles Harvey.
Une application souvent fouillée est donnée par les auteurs dans le chapitre 15 (« L'astrologie des nations ») où sont examinés de manière approfondie les thèmes de la Grande-Bretagne, de la Russie, de la Chine, du Proche-Orient, mais également, de façon plus succincte, des thèmes généralement moins connus comme ceux de la Hongrie et de la Pologne, ou ceux de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l'Afrique du Sud. Ce chapitre fait le lien entre Mundane Astrology et son complément, The Book of World Horoscopes de Nicholas Campion (The Aquarian Press, 1988) ; la troisième édition de cet ouvrage (Cinnabar Books, 1996) présente l'établissement de 471 thèmes, dont ceux de 403 thèmes d’Etats, s'appuyant sur des recherches historiques solides et généralement bien étayées - quoique les erreurs n’y manquent pas. C'est là un manuel de base indispensable au praticien de l'astrologie mondiale.
La vie astrologique paraît très féconde actuellement en Grande-Bretagne, grâce à l’Astrological Association, fondée par John Addey le 21 juin 1958, et dont les trois derniers présidents, Charles Harvey, puis Nicholas Campion et maintenant Roy Gillett, sont des spécialistes de la mondiale. La revue de cette association, l’Astrological Journal contient de nombreux articles de mondiale, et trois numéros spéciaux ont été consacrés, de 1990 à 1993, à cette branche de l’astrologie (les n° 32.1, 33.2 et 35.1).
Il convient d’indiquer également l’intérêt et la qualité des articles de mondiale qui paraissent régulièrement dans la revue américaine The Moutain Astrologer. A cela s’ajoute, naturellement, l’apport de sites Internet parmi lesquels nous mentionnerons tout particulièrement l’excellent site StarIQ où un confrère américain, qui signe WolfStar, commente chaque semaine l’actualité internationale.
Apports nouveaux : l'astrocartographie
 
Une des avancées les plus intéressantes et les plus significatives de l’astrologie vers la fin du XXe siècle concerne la question de la localisation des phénomènes dans l’espace et non plus seulement dans le temps. Les auteurs de Mundane Astrology ont consacré trois chapitres de leur ouvrage à cette question, mais il semble bien que ce soit le développement de l’astrocartographie, introduite par Jim Lewis en 1989[5], qui ouvre les voies les plus fructueuses. Comme l’indique dans sa préface Robert Hand :
 
L’astro-carto-graphie constitue l’une des étapes les plus révolutionnaires dans l’évolution de l’astrologie moderne. (…) Nous sommes en relation avec les grands cycles temporels du système solaire, non seulement dans le temps, mais aussi dans l’espace.[6]
 
L’ouvrage de Jim Lewis n’est pas fondé sur une perspective d’astrologie mondiale, mais plutôt sur une perspective d’astrologie individuelle. Ce qui intéresse d’abord l’auteur, c’est de « permettre à un individu de déterminer quelles potentialités de son thème natal seront accentuées ou révélées en un lieu différent »[7]. Certes, Jim Lewis fait référence à des thèmes de personnalités et de chefs d’État pour lesquels les indications de l’ACG ne sont pas sans intérêt du point de vue de la mondiale. Il signale ainsi que « les lignes de MA et JU du thème de Jimmy Carter se croisent à Téhéran »[8], ce que l’on peut relier à l’affaire des otages américains en Iran qui a empoisonné la fin de cette présidence. Mais ces données relatives aux thèmes personnels des hommes politiques peut aussi bien correspondre à des éléments affectant leur vie privée qu’à ceux qui concernent leur vie publique et engagent l’intérêt général. Une section, cependant, traite de l’astrocartographie en relation avec les nations et les événements. Mais à aucun moment les cartes ACG présentées - que ce soit pour des États ou pour des événements historiques - ne sont mises en rapport avec la logique des cycles planétaires. Le livre plus récent - et d’un grand intérêt - de Martin Davis[9] - est lui aussi orienté essentiellement sur la pratique de l’astrocartographie en relation avec l’astrologie individuelle.
Cependant, l’astrocartographie est entrée dans la pratique courante de nombreux praticiens de la mondiale et on peut en mesurer tout l’intérêt au regard de certains résultats, même si une étude systématique de cette approche dans le domaine de la mondiale n’a pas encore été effectuée. C’est ainsi grâce à l’étude astrocartographique du thème de l’investiture de George W. Bush qu’un astrologue américain a été en mesure, dès le mois de décembre 2000, d’annoncer la probabilité d’une intervention militaire des États-Unis en Afghanistan durant la prochaine présidence. C’est dans un article daté du 31 décembre 2000, consacré à l’étude du thème de l’investiture du futur président (qui devait avoir lieu, comme il est de tradition aux États-Unis, le 20 janvier 2001 peu après 12h), que Matthew Carnicelli fait part de ses craintes, astrologiquement fondées sur l’examen d’un MA en Scorpion.[10] L’auteur ne mâche pas ses mots, annonçant d’emblée que la paix et la tranquillité intérieure ne sont guère à envisager durant ce mandat présidentiel, et que la question n’est pas de savoir s’il y aura des attaques contre Bush, mais quand auront lieu ces attaques et d’où elles proviendront.
 
  • Carré en T angulaire MA-SA-UR apex, avec MA au DS.
  • SO en dissonance du carré VE-PL.
  • Triplice LU-PL et KR en M. VIII.
  • MA au MC à travers l’Afghanistan et le Pakistan.
  • PL au MC à travers l’Irak et sur La Mecque et Moscou.
  • Le mi-point MA/PL au MC à travers l’Iran et la mer Caspienne.
  • MA au DS sur l’Iran.
  • PL au DS sur la Turquie, l’Égypte et le Soudan.
  • Mi-point MA/PL sur l’Irak et l’Arabie Séoudite.
C’est sur le MA au DS à 16° Scorpion que repose la prévision de Matthew Carnicelli. Il voit dans cette position la signature d’ennemis aussi dangereux qu’acharnés. Selon lui, la nature de ces ennemis peut être aussi bien d’ordre intérieur - par exemple les démocrates récusant l’attribution in extremis à Bush de la présidence des États-Unis et animés par un esprit de revanche, ou encore des conservateurs enragés par les concessions libérales du président - que d’ordre extérieur. C’est ici que la prévision est la plus remarquable : « Une troisième option suggère la projection dramatique de la puissance militaire américaine quelque part dans le monde - peut-être en réponse à une série d’attaques terroristes, ou même à une attaque portant sur la présidence elle-même »[11] Ce même auteur signale que dans la carte astrographique de George W. Bush, la ligne de MA au MC traverse l’Afghanistan, tandis que la ligne de PL tombe à la fois sur :l’Irak et sur La Mecque, mais également à proximité de Moscou. On pourrait ajouter à cela que la ligne du mi-point MA/PL au MC traverse l’Iran - un élément qu’il convient de garder en mémoire en vue de l’examen des buts de guerre réels des États-Unis. Et si l’on examine - ce que ne fait pas Matthew Carnicelli dans son article - la carte ACG pour le thème de l’investiture de Bush, on trouve confirmation des régions touchées par MA et par PL, ainsi que par le mi-point MA/PL, mais cette fois-ci au DS.
  
Il peut être intéressant, pour ceux qu’intéresse la technique de l’astrocartographie, d’évoquer un article (en langue russe) d’Alexandre Solodoukhine, paru sur un site russe de grand intérêt, qui publie également un certain nombre de documents en anglais.[12] Ce confrère examine d’abord la carte astrographiques du dernier quartier de la LU précédant l’attentat, le 10 septembre, où l’on voit la ligne de MA et des Nœuds à l’AS transiter à la fois le long de la côte est des États-Unis et au cœur de l’Afghanistan. Pour le moment même de l’attentat de New York, la carte ACG présente le passage de SA-PL sur l’axe du méridien à travers l’Afghanistan et le Pakistan.
 
  • MA et NN à l’AS sur la côte est des États-Unis et à travers l’Afghanistan (ainsi que l’Inde et le Pakistan).
  • MA-UR au MC sur l’Afghanistan et le Pakistan.
Observant que deux jours avant l’attentat du 11 septembre s’était produit un septile entre MA et UR, Alexandre Solodoukhine dresse le thème de la dernière conjonction MA-UR, le 14 décembre 1999 et le met en relation avec le thème des États-Unis. Nous pouvons considérer ce thème de la dernière conjonction MA-UR comme un thème-racine, de même nature, quoique hiérarchiquement inférieur, au thème-racine de la conjonction SA-PL du 8 novembre 1982[13]. Alexandre Solodoukhine ne dresse pas la carte astrocartographique de ce thème-racine du 14 décembre 1999. Sera-t-on étonné d’apprendre, qu’une fois de plus, la ligne de MA-UR au MC traverse l’Afghanistan et le Pakistan ?
 
L’intérêt de la démarche est ici l’intégration de l’analyse astrocartographique dans le cadre d’une approche cyclique qui situe l’événement - la tragédie du 11 septembre - dans le cadre d’une phase cyclique (le septile MA-UR) et remonte au thème-racine (la conjonction MA-UR du 14 décembre 1999). La même étude pourrait être faite avec le cycle SA-PL et le thème-racine de la conjonction SA-PL du 8 novembre 1982.
 
  • SA-PL sur l’Afghanistan.
 
Signalons, pour ceux que cela intéresse, les travaux de Robert Couteau, auteur d’un ouvrage intitulé The Role of the Least-aspected Planet in Astrocartography, et dont on peut consulter avec profit le site sur Internet.[14]
 
 
Double orientation vers le passé et vers le futur
Grâce à l’œuvre d’André Barbault, l’astrologie mondiale est maintenant durablement ancrée sur le socle fondamental de l’étude des cycles planétaires. Mais quel est le but de l’astrologie mondiale, et quelle peut être sa place dans la société du XXIe siècle ? Du fait de son expérience personnelle, marqué dans son adolescence par le traumatisme d’un échec prévisionnel relatif à la Seconde Guerre mondiale qui pouvait donner à penser que tout, dans l’astrologie, était faux, André Barbault a refait surface à la force du poignet, si l’on peut dire, s’engageant avec l’histoire de son époque dans une aventure intellectuelle passionnante, de haut vol, mais marquée au coin d’une âpre tension, d’un désir constant de prouver, aux autres et plus encore sans doute à soi-même, la validité de l’astrologie mondiale au travers de prévisions réussies. Et c’est à l’aune de la seule prévision qu’André Barbault a tendance à juger de la validité de telle ou telle approche. Nous comprenons bien sa position, d’autant plus qu’il lui a été donné, au cours de sa longue carrière, de côtoyer maintes doctrines plus ou moins tapageuses et farfelues qui prétendaient révolutionner le champ du savoir astrologique sans daigner se prêter à une confrontation véritable avec le réel. Pour notre part, venant en épigone et non en père fondateur, et ayant reçu une formation d’historien, nous avons tendance à envisager avec plus de sérénité les développements futurs de l’astrologie. Ce qui compte le plus, à nos yeux, c’est d’aller dans le sens d’une explication globale de l’histoire humaine - au moins depuis la triple conjonction des trois super-lentes UR-NE-PL de -575 av. J.C. - à l’interface de l’étude des cycles lents et de l’histoire des civilisations, telle qu’elle a été magistralement explorée par un historien de la dimension de Toynbee pour lequel nous éprouvons, depuis notre jeunesse, la plus vive admiration. Quant à la prévision, nous en reconnaissons évidemment toute la valeur en tant qu’outil de vérification de notre savoir, mais nous avons tendance à concevoir la réussite prévisionnelle comme un surplus, comme quelque chose qui vient « en passant » (comme la prise de ce nom au jeu d’échecs). En outre, dans notre pratique prévisionnelle, nous nous situons à l’interface de l’astrologie mondiale et de la géopolitique, ainsi que nous avons eu l’occasion de l’exposer dans un livre qui doit paraître prochainement :
 
Ces deux approches - l’une le regard fixé sur le ciel et bénéficiant d’un outil de datation absolument fiable aussi bien dans l’avenir que dans le passé, l’autre rivée au sol mais gonflée de toutes les expériences terrestres relatives aux destinées de la puissance - sont complémentaires, reliant le ciel et la terre, et exigent de ceux qui les pratiquent une ascèse analogue qui consiste à évacuer, autant que faire se peut, tout préjugé idéologique et tout engagement passionnel. La géopolitique permet de tracer les lignes de force à l’œuvre dans le monde à un moment donné ; l’astrologie mondiale offre le seul outil capable à notre connaissance de proposer un calendrier vraisemblable pour des événements de nature similaire concernant des phénomènes historiques délimités.[15]
 
Vers un enseignement structuré de l'astrologie mondiale
 
Nous terminerons cette première séance de notre séminaire avec la présentation des cours d’astrologie mondiale qui vont être donnés sur Internet, à partir de l’automne prochain, dans le cadre d’Univers-Site, si possible en français et en anglais, et peut-être même en russe.[16]
L’objectif des cours que nous préparons pour Univers-Site est simple : former des astrologues capables de tenir un raisonnement astrologique permettant de fonder des prévisions en mondiale. J’insiste sur le raisonnement, dont la base est la prise en compte d’une hiérarchie des facteurs et d’une adaptation à l’échelle temporelle traitée ; et j’insiste également sur le fait que les erreurs inévitables en matière de prévision doivent constituer, elles aussi, un instrument de perfectionnement pour l’astrologue, à condition de réfléchir sur les raisons qui l’ont amené à se tromper. C’est d’abord l’enseignement d’une méthode dont il s’agit, une méthode expérimentale que plus de soixante ans de patients travaux d’André Barbault ont permis de constituer ; il nous a été donné de suivre de près cette magnifique aventure intellectuelle et il nous revient maintenant la charge de transmettre cet héritage à de nouvelles générations d’astrologues et, peut-être, de l’élargir ou de l’approfondir dans les décennies à venir.
Le plan de ces cours est structuré sur le modèle d’un cursus universitaire complet. C’est dire que ce cours s’adresse à des personnes qui connaissent les bases de l’astrologie, mais qui peuvent être parfaitement ignorantes de l’astrologie mondiale. Nous prendrons tout à la base, donnant d’abord les principes généraux, puis nous irons de l’avant jusqu’à aborder la prévision pour les prochaines grandes échéances qui sont devant nous, notamment la période du carré UR-PL entre 2010 et 2015, puis la période de la prochaine triple conjonction JU-SA-PL de 2020. Pour la suite, nous aurons le temps de voir venir…
Les cours sont organisés en modules (à raison d’un module par mois en principe), qui traitent soit d’une seule question, soit d’un ensemble de questions constituant un ensemble cohérent ; chaque module est constitué d’un cours, avec des références bibliographiques et des exemples, et de travaux pratiques à réaliser par les étudiants, le corrigé de ces travaux constituant la plupart du temps l’équivalent d’un nouveau cours sur la même question. Ces modules forment des blocs de six ; en principe, un étudiant est invité à s’inscrire pour un ensemble de six modules, étalés sur six mois, ce qui permet de « moduler », si l’on peut dire, ses engagements relativement à la mondiale, voire de poursuivre avec une série suivante après avoir pris un temps de répit.
Le cursus complet est pensé sur cinq ans (soit un ensemble de 60 modules), avec une gradation dans la difficulté. La première années (les deux premières séries de six modules) constitue une sorte de propédeutique, l’apprentissage des fondements de la mondiale (les cycles des lentes et la dynamique cyclique). La deuxième année présente certaines techniques (mi-points, indice cycliques, astrocartographie) et une réflexion de fond sur la prévision. En troisième année, pour ceux qui sont déjà « avancés », nous aborderons l’étude des civilisations sur la longue durée et nous ferons une introduction à l’astrologie financière, dont les méthodes sont assez proches de celles de la mondiale. A partir de la quatrième année, nous entrons dans des séminaires de recherche qui seront consacrés, d’une part au monde en général (la période 1650-1850), d’autre part à la France (des origines à nos jours), ainsi qu’à la prévision pour les deux prochaines décennies (France d’une part, monde de l’autre).
Que tous ceux qui se sentent intéressés par cette grande aventure de l’esprit se fassent connaître dès maintenant afin qu’il soit possible de les contacter dès le lancement de cette fusée à cinq étages.
 
Charles Ridoux
Amfroipret, le 9 janvier 2002
 
 
Plan des cours de mondiale sur Univers-Site
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Bibliographie
Astrological Journal - Numéros spéciaux sur la mondiale: t. 32. 1 - Janvier-Février 1990 - Spécial Mondiale N° 1 ; t. 33. 2 - Mars-Avril 1991 - Spécial Mondiale N° 2 ; t. 35. 1 - Janvier-Février 1993 - Spécial Mondiale N° 3
 
BAIGENT Michael, CAMPION Nicholas, HARVEY Charles, Mundane Astrology, The Aquarian Press, Wellingborough, 1984. - Traduit en français par Ch. Ridoux sous le titre : Astrologie mondiale, Paris, Éditions du Rocher, 1995.
 
BARBAULT André, 1964 et la crise mondiale de 1965, Paris, Albin Michel, 1963.
 
BARBAULT André, Les Astres et l’Histoire, Paris, Jean-Jacques Pauvert, 1967.
 
BARBAULT André, Le Pronostic expérimental en astrologie, Paris, Payot, 1973.
 
BARBAULT André, L’Astrologie mondiale, La prévision historique par la connaissance des rythmes du cosmos, Paris, Fayard, 1979.
 
BARBAULT André, “Numéro spécial XXI° siècle”, L’Astrologue, n° 92, 1990, pp. 1-54.
 
BARBAULT André, “Le destin de l'Europe”, L’Astrologue, n° 100, 1992, pp. 185-238.
 
BARBAULT André, L’Avenir du monde selon l’astrologie, Paris, Ed. du Félin, 1993.
 
BARBAULT André, Astres royaux. Horoscopes des têtes couronnées, Éditions du Rocher, 1995.
 
BARBAULT André, Prévisions astrologiques pour le nouveau millénaire, Paris, Dangles, 1998.
 
BATES Graham et CHRZANOWSKA BOWLES Jane, Money and the Markets, Aquarian, Londres, 1994.
 
BRAHY Gustave-Lambert, La clef de la prévision des événements mondiaux et des fluctuations économiques et boursières, Ed. Traditionnelles, Paris, 1989 [1re éd. 1933].
 
CAMPION Nicholas, The Book of World Horoscopes, 3e éd., Cinnabar Books, 1996.
 
CARTER Charles E.O., An Introduction to political astrology, Fowler, 1951.
 
EBERTIN Reinhold, Das Schicksal des Deutschen Volkes, Ebertin Verlag, Aalen, 1975.
 
HOLDEN James Herschel, A History of Horoscopic Astrology, Ed. AFA, Tempe, AZ, 1996.
 
HORICKS L. et MICHAUX H., Traité pratique d’astrologie mondiale, Ed. des « Soirées astrologiques », Bruxelles, 1941.
 
KNAPPICH Wilhelm, Geschichte der Astrologie, Vittorio Klostermann, 1967 - Traduit de l'allemand par Henri Latou, Ed. du Félin, P., 1986.
 
RAPHAEL, Mundane Astrology, Foulsham, 1910.
 
RIDOUX Charles, Au Tournant du siècle (1980-2020), Éditions du Rocher, 2002.
 
RUDHYAR Dane, L’histoire au rythme du cosmos, Ed. universitaires, Paris, 1983.
 
SAN MIGUEL DE PABLOS José Luis, Le grand cycle Uranus-Neptune, Cédra-Astralis, Lyon, 1991 (Ed. originale, 1988).


[1] BATES Graham et CHRZANOWSKA BOWLES Jane, Money and the Markets, Aquarian, Londres, 1994.
[2] BARBAULT André, « Histoire d'une prévision », L’Astrologue, n° 89, 1990, pp. 1-21.
[3] BAIGENT Michael, “The Natal Chart of Communist Russia”, The Astrological Journal, Vol. 22, N° 3, été 1980, p. 173.
[4] BAIGENT Michael, CAMPION Nicholas, HARVEY Charles, Mundane Astrology, Thre Aquarian Press, Wellingborough, 1984. - Traduit en français par Ch. Ridoux sous le titre : Astrologie mondiale, Paris, Editions du Rocher, 1995, pp. 10-12.
[5] LEWIS Jim and GUTTMAN Ariel, The Astro*Carto*Graphy Book of Maps, Llewellyn Publications, 1989. Traduit en français par Gilles Chertier sous le titre Astro-Carto-Graphie et Astro-Localisation, Éditions du Rocher, Paris, 1994. 
[6] Ibid., p. 13.
[7] Ibid., p. 17.
[8] Ibid., p. 22.
[9] DAVIS Martin, Astrolocality Astrology, Bournemouth, The Wessex Astrologer, 1999.
[10] CARNICELLI Matthew, “The Bush Presidency: Storm Clouds at High Noon”, StarIQ
[11] « A third option Scorpio suggests the dramatic projection of military power somewhere outside of the continental United States – perhaps in response to a series of terrorist attacks, or even an attack upon the presidency itself. ».
[12] SOLODOUKHINE Alexandre, « « Jour fatal, États-Unis, 11 septembre 2001 », 17 septembre 2001, http://astrologer.ru/index.html.en.
[13] Cf. notre article « La Tragédie de New York », Cahier Univers-Site n° 33, oct. 2001.
[14] http://www.dominantstar.com/astro02.htm .
[15] RIDOUX Charles, Évolution géopolitique mondiale. Le tournant 1980-2020, Éditions du Rocher, 2002.
 
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