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Brèves remarques sur les configurations du printemps 2008
Les deux configurations majeures dans le ciel du printemps 2008 sont, d’une part, l’opposition de SA au mi-point UR-NE, d’autre part, un sesqui-carré involutif de JU à SA.
Le sesqui-carré JU-SA concerne les affaires européennes. Traversée d’un moment difficile, de contrariétés, après la phase du trigone sous laquelle s’est opérée, du 4 au 7 février en France, la ratification du traité dit « modificatif » de Lisbonne signé le 13 décembre 2007. Le trigone accompagnera de nouveau, de juillet à la fin 2008, la présidence européenne par la France, avantageant ainsi la position de Nicolas Sarkozy. Mais le sesqui-carré sera de retour en janvier 2009.
Opposition de SA au mi-point UR/NE
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Après les oppositions SA-NE d’août 2006 à juin 2007 et avant les oppositions SA-UR du 4 novembre 2008 au 26 juillet 2010, SA transite, de l’été 2007 à l’automne 2008, au mi-point UR/NE. Si l’on admet qu’en astrologie mondiale le cycle SA-NE se rapporte en particulier à l’histoire de la Russie et le cycle SA-UR aux Etats-Unis, la phase où SA est au mi-point des deux cycles devrait désigner une période où les deux grandes puissances sont également concernées. Il se trouve que l’année 2008 commence avec l’élection présidentielle en Russie – qui correspond à la relève de Vladimir Poutine par Dmitri Medvedev, élu le 3 mars 2008 – et se termine avec celle du successeur de George W. Bush. Pour chacune des deux grandes puissances, ce passage par la phase de l’opposition dans le cycle SA-NE ou SA-UR marque un temps fort, après la période exceptionnelle qui a accompagné les conjonctions de 1988 et 1989, avec la chute du communisme en Russie et l’accession des Etats-Unis au rang d’hyper-puissance. Au moment des oppositions, les fruits semés lors de la conjonction apparaissent au grand jour et cela devrait permettre de mieux juger de la nature du cycle en cours (jusqu’en 2026 pour la Russie, jusqu’en 2032 pour les Etats-Unis). Mais l’opposition est aussi un temps qui met à l’épreuve la solidité du phénomène qui s’est développé depuis le moment de la conjonction : on peut se demander ainsi jusqu’à quel point s’impose à travers le monde l’hégémonie américaine, et l’on pressent des faiblesses structurelles profondes que manifestent la récession en cours et le poids d’une dette démesurée ; on peut s’interroger aussi sur les limites de la rupture de la Russie actuelle avec la période précédente et sur la tendance à reconstituer un empire euro-asiatique. Le transit de SA au mi-point UR/NE pourrait signifier également une période de relative confusion et incertitude dans les relations internationales, où l’on ne sait trop si l’on en revient à un climat de guerre froide, la Russie pouvant à juste titre se sentir menacée d’encerclement par l’extraordinaire progression de l’OTAN en Europe orientale, dans le Caucase et jusqu’au cœur de l’Asie.
Signalons par ailleurs que, selon Ebertin, le mi-point SA=UR/NE correspond à un tableau peu encourageant : « abattement, manque de fermeté, pessimisme ; perte douloureuse » ; voilà qui convient sans doute à la période récente marquée par une crise financière retentissante qui a sans doute été rendue particulièrement explosive par la conjonction JU-PL de décembre 2007.
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Le premier passage exact de SA au mi-point UR/NE s’est produit le 24 septembre 2007, dans une période où la France était en train de s’aligner sur la politique américaine envers l’Iran. Le 16 septembre, Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, déclarait que le monde devait se préparer à la guerre avec l’Iran, et le 25 septembre, le président Nicolas Sarkozy affirmait devant l’ONU que l’Iran travaillait sur l’arme militaire nucléaire. Le 13 février 2008, SA était à la fois au mi-point d’UR/NE (faisant un aspect de 165° avec UR et avec NE) et au mi-point de JU/PL. Ce jour même, des diplomates de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) annonçaient que l’Iran avait commencé un traitement de gaz d’uranium permettant de créer le cœur fissile de têtes nucléaires. Par ailleurs, le 17 février, le Kosovo proclamait unilatéralement son indépendance, ouvrant la perspective d’un nouveau conflit ouvert au cœur des Balkans.
Activation par UR du carré MA-NE dans le thème des Etats-Unis
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Nous avons souvent eu l’occasion de signaler, à la suite des travaux de Charles Harvey, que, dans le thème des Etats-Unis, la zone du carré MA-NE à 21°Gémeaux-22°Vierge, au double semi-carré du Nœud Nord à 6° Lion, est une zone particulièrement sensible, fréquemment activée dans les périodes où cette puissance s’engage dans des conflits majeurs. On peut ajouter que, si l’on adopte pour les Etats-Unis le thème « scorpionique » longuement analysé dans les travaux de l’astrologue américain Michaël O’Reilly, l’AS à 8° Scorpion, au carré de l’axe des Nœuds, est inclus dans notre configuration. Et l’on peut même y ajouter, quoique l’orbe soit plus élevé, le Centre Galactique, situé à 27°30 du Sagittaire, ainsi que le Vertex, conjoint à MA à 20° Gémeaux. Tout un ensemble, relevant à la fois des éléments classiques et de points plus subtils, qui vont être puissamment activés, dès cette année par le transit d’UR à 20-21° des Poissons.
Durant le printemps 2008, cette zone sensible sera particulièrement touchée durant la seconde moitié de mai et le début juin. La Pleine Lune du 20 mai présente les caractéristiques d’une figure complexe et contradictoire où se combinent aspects harmoniques et fortes dissonances. Le trigone de JU à la conjonction SO-VE fait partie de ces « fenêtres pacifiques » suivies avec la plus grande attention par André Barbault, et pourrait être un facteur de négociations et de diminution des tensions sur la scène mondiale. Mais c’est dans le même temps que le semi-carré ME-MA entre en dissonance avec UR au transit du carré MA-NE des Etats-Unis. Les risques de provocation belliqueuse sont alors aggravés. La conjoncture est beaucoup plus tranchée lors de la Nouvelle Lune du 3 juin, puisque, dans les jours suivants, le cortège solaire doit passer sur ME au carré d’UR.
Au moment même où nous rédigeons cette note, le président Ahmadinedjad vient d’annoncer, de manière provocatrice, que l’Iran a commencé l’installation de 6 000 nouvelles centrifugeuses dans son usine d’enrichissement d’uranium de Natanz et qu’une centrifugeuse de nouvelle génération, plus perfomante le modèle P-1 fourni jusqu’ici par le Pakistan, avait été testée. Il est possible que la tension s’accroisse, à partir de la mi-mai, autour du nucléaire iranien.
Charles Ridoux
Amfroipret, 10 avril 2008
Elections au Népal
Note : voir sur ce sujet notre article « La tragédie de Katmandou », datant du 16 juin 2001, dans la page « Notices – Archives ».
Sept ans après le drame du 1er juin 2001, qui aboutit, après la mort du roi Birandra, à l’avènement de Gyanandra, il semble bien que la monarchie au Népal approche de sa fin, après 240 ans de règne de la dynastie des Shah. Les élections du 10 avril 2008 vont mettre en place une assemblée constituante censée abolir la monarchie et proclamer la République, selon un accord scellé en décembre 2007 entre les sept partis népalais et les maoïstes du CPN-M, dont le chef Prachanda, le « Redoutable », prétend être élu président de la République. Haï par le peuple dès son accession au trône, ainsi que son fils Paras, le roi Gyanandra, qui avait tenté en 2005 d’instaurer un régime autoritaire, a été contraint, après des manifestations monstres au printemps 2006, à restaurer la démocratie, consolidée par un accord de paix signé le 21 novembre 2006, qui mettait fin à une guerre civile de dix ans lancée par les maoïstes en février 1996.
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Le thème de l’élection de 2008 met en valeur le relais d’un carré SO-MA sur un sesqui-carré JU-SA. Mais on peut relever aussi, de façon plus subtile, que le mi-point JU-PL de ce thème, à 11° Capricorne, se situe sur la conjonction PL-NN (en opposition à SO-SA) du thème de la dynastie Shah (4 juillet 1768) – thème caractérisé par un double carré de JU à une opposition SA-PL. Il semble y avoir, en corrélation avec l’histoire de cette dynastie, l’influence prédominante de la triplice JU-SA-PL. C’est d’ailleurs lors de la conjonction JU-PL de décembre 2007 qu’a été signé l’accord entre les partis du Congrès et les maoïstes.
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Le thème du couronnement du roi Gyanandra reflète les circonstances dramatiques de son accession au trône, avec une opposition SO-MA au relais de la double opposition de JU-SA à PL. Durant l’année 2006, alors que le roi devait faire machine arrière et abandonner ses prétentations à un pouvoir personnel, PL transitait la conjonction MA-K en fin du Sagittaire. Au moment de l’accord de paix du 21 novembre 2006, en outre, UR activait par un double carré l’opposition SO-PL dans le thème du couronnement. On pourrait dire que cette double signature par les transits d’UR et de PL constitue la fin véritable de la royauté au Népal, dont la proclamation d’une république à la suite des élections d’avril 2008, ne seront que la sanction formelle. Si son sort n’est pas déjà scellé auparavant, ce pourrait être autour du 21 juillet 2008 que le roi Gyanandra verrait la fin de son règne, le SO venant alors activer l’opposition SO-PL natale, tandis que l’opposition SA-UR en formation affecte la triplice MA-K-PL de juin 2001.
La proclamation d’une république amènera-t-elle pour autant la paix et la prospérité dans un pays ravagé par dix ans de guerre civile et dont la position stratégique au cœur du massif himalayen fait un enjeu des rivalités entre la Chine et l’Inde, de plus au moment où le Tibet fait la une de l’actualité mondiale ? Les accords entre les partis du Congès et les maoïstes sont bien fragiles. Ceux-ci ne cachent pas leur volonté de transformer cette première étape que constituerait l’abolition de la royauté en marche contiue vers un régime communiste dur, comme en témoigne un entretien accordé au Figaro par le numéro 2 du parti maoïste népalais, Bubaram Bhattarai, qui s’exprime avec, en arrière-plan, un buste de Mao-Tsé-Toung. Selon ce dirigeant maoïste népalais, la révolution est un processus continu, qui ne se termine jamais, son parti veut un changement radical, avec un régime présidentiel fort qui mettra en œuvre un « capitalisme de transition » permettant par la suite de passer au « vrai » socialisme. Les maoïstes népalais se donnent deux ans pour mettre en place une nouvelle Constitution allant dans ce sens. Connaissant les fruits amers du communisme, on peut craindre pour le peuple népalais que l’abolition de la monarchie n’ouvre pas pour lui une ère de bonheur.
Charles Ridoux
Amfroipret, 11 avril 2008
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